**Le Ministre Sekkouri annonce une double réforme : formation continue et protection des agents privés**
Le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, a profité de la séance des questions orales à la Chambre des représentants pour détailler deux chantiers majeurs. Le premier concerne une refonte du système de gouvernance de la formation professionnelle continue, dont la mise en place est attendue avant la fin du mois de janvier. Le second vise à renforcer significativement les droits des agents de sécurité privée, avec une issue promise avant le 1er mai.
S’exprimant devant le Parlement, Younes Sekkouri a identifié la gouvernance comme l'obstacle principal entravant le développement optimal de la formation continue. Ce dispositif, essentiel pour l’évolution des salariés du secteur privé ainsi que de certains employés des établissements et entreprises publiques, nécessite une réorganisation structurelle profonde. Le ministre a confirmé la mise en place imminente d'une nouvelle architecture de gestion. Cette nouvelle formule, dont l'existence avait déjà été relayée par Médias24 en juillet dernier, devrait devenir pleinement opérationnelle dès la fin du mois en cours.
Poursuivant sur la thématique de l'emploi et de l'insertion professionnelle, Younes Sekkouri a également mentionné l'intention d'assouplir les critères liés à l'âge pour l'accès à l'emploi. Cette initiative est conçue pour faciliter l'intégration des personnes plus expérimentées sur le marché du travail, ciblant en particulier les secteurs comme l’artisanat, le tourisme et les activités similaires.
### Protection des agents de sécurité et révision du cadre légal
Concernant le statut des employés dans les domaines de la sécurité privée, du nettoyage et de la restauration collective, le ministre a indiqué que l'épineuse question des horaires de travail fait actuellement l'objet de négociations approfondies avec l'ensemble des parties prenantes.
Sekkouri a par ailleurs rappelé que les rémunérations sont versées conformément aux dispositions légales en vigueur. Cependant, il a admis que les pénalités appliquées en cas de manquement au paiement des salaires n'étaient pas suffisamment dissuasives pour décourager les abus. Face à ce constat, le ministre a insisté sur la nécessité urgente de réviser le cadre juridique existant afin de le rendre plus contraignant et efficace. Une résolution définitive de cette problématique cruciale est attendue au plus tard avant le 1er mai prochain.
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